Présentation.

Bonjour ou bonsoir =)

Si vous êtes ici, c'est que vous venez de (Sauf que maintenant c'est ici qu'il faut aller) ou bien vous êtes tombés sur ce blog par hasard. Ouais bon on s'en fou.

Je vais aller droit au but :
J'écris depuis très longtemps (depuis l'âge de 7 ans), c'est seulement la deuxième fois que je publie. J'avouerais que ça me fait une nouvelle fois bizarre, j'ai tellement l'habitude de garder mes nouvelles et mes histoires pour moi ! Alors soyez indulgents, s'il vous plait.

En bref.

Il y a deux personnages principaux dans l'histoire :

Raphaël : Un être âgé de 17 ans qui a fait beaucoup de mal autour de lui.
Rose : Une jeune fille du même âge qui a un pouvoir incroyable sur le jeune homme.

Personnage secondaire :

Mamie : C'est la grand-mère de Rose. Elle l'élève seule, les parents de cette dernière ayant été tués dans un accident de voiture lorsqu'elle avait 6 ans.

Nouveau personnage :

Monsieur Morrison : Un pur salaud.

Je ne vais pas vous faire suer plus longtemps avec un article de présentation, hein.

Alors je m'arrête à cette ligne, en vous souhaitant une bonne lecture et en vous demandant de me donner le plus d'avis possible, j'ai besoin de savoir ce que vous en pensez, et si vous voyez des fautes, dites moi lesquelles que je les corrige !

Mer-ciiii !

Présentation.

# Posté le dimanche 18 mai 2008 14:51

Modifié le dimanche 05 avril 2009 07:53

Chapitre 1Rencontre particulière.

Chapitre 1Rencontre particulière.
POV Rose.

Je suis inexistante. Lorsque l'on me remarque, c'est juste parce qu'on a envie de se défouler sur quelqu'un. Quand je me balade avec des "amis" et que je tente de parler, personne ne m'écoute.
Je suis là sans être là.
Transparente.
Une corde sensible, prête à se casser à force d'être jugée et ignorée.

Je suis en cours, les yeux grands ouverts, j'observe et je me tais. Raphaël est à côté de moi, en train de plaisanter avec son ami de derrière. Soudain, le professeur le gronde de son impolitesse.
- Et regardez Rose à côté qui vous supporte... Je la plains. soupire-t-elle.
- Genre quelqu'un en a quelque chose à faire de moi... je murmure.
Je l'ai d'ailleurs dit un peu trop fort, vu que l'on me regarde bizarrement. Surtout Raphaël.
- T'as vu, je suis là. T'avais pas remarqué hein. je chuchote.
Il a l'air de plus en plus interloqué. Il est le seul à présent à me regarder.
- Quoi ? dis-je, glaciale.
- Rien. répond-il.
Et je continue de faire semblant de m'intéresser au cours, sous les yeux quelque peu étonnés de Raphaël, qui continua de m'observer pendant toute l'heure. À croire que maintenant qu'il m'a remarquée,il ne me lachera plus. Pourtant, ça ne me fait pas de mal. Je n'ai, certe, pas l'habitude de compter comme quelqu'un de présent, mais là j'apprécie. La sonnerie retentit, je range à la va-vite mes affaires dans mon sac puis met ma veste. Raphaël m'imite et vient me murmurer à l'oreille :
- Alors, heureuse ? Je t'ai vue.
- Merci.
Il répond à cela par un sourire mielleux, qui semble tout de même cacher quelque chose. Il a un peu un air pervers, à cet instant.
- J'ai le droit à une récompense ? demande-t-il.
- T'entends quoi par là ? je répond nerveusement, en sortant en même temps que lui.
- Ben une petite escapade à deux, cachés sous les escaliers du lycée, là où personne ne peut nous voir ni t'entendre crier.
À l'entente de cette phrase je commence à rire doucement, me retenant comme je peux. Puis je m'y met plus franchement, en ayant assez de me contenir. L'écho se joint à moi.
- Je ne vois pas ce qu'il y a de drôle, dit Raphaël en m'observant de ses grands yeux noirs.
- Ce qu'il y a de drôle ? Le fait que tu crois vraiment que je vais te suivre et coucher avec toi.
- Tu me connais mal, réplique-t-il avec un sourire mauvais.
Je le regarde plus franchement, pour la première fois depuis le début de notre conversation. Et je me dis qu'il est vraiment beau. Il n'est pas très épais, mais pas maigre, ses membres sont tout de même assez musclés et sa peau est pâle. Niveau visage, ses joues sont très légèrement creuses, ses yeux sont grands, d'un noir profond et assez démoniaque, son nez est fin et petit, sa bouche est mince mais pulpeuse, et quelques mèches noires retombent sur son front. Il a les cheveux légèrement en bataille, pas trop courts, et porte une chemise dont un côté est rentré dans son jean bleu délavé et troué, et l'autre dépasse négligement. Le jeune homme porte aussi des basquettes blanches taguées d'écritures noires. Le moindre défaut lui donne malgrès tout un charme fou. Après l'avoir détaillé, je lâche calmement :
- Ecoute mec, tu as le droit de rêver hein, j'vais pas t'en empêcher tu sais.
Il ris, d'un rire agréable et grave mais qui pourtant me fait peur.
- Tu ne peux pas m'empêcher de faire quoi que ce soit, de toute façon, répond-il froidement, sous mes yeux interloqués.
- Vraiment ? dis-je doucement.
- Vraiment. lâche-t-il.
Je ne m'étais pas rendue compte que nous étions arrivés devant la grille du lycée.
- Bon, sous les escaliers ce n'est plus possible puisque nous sommes sortis et que nous avons finit les cours, donc je te propose de venir me suivre dans le jardin abandonné.
J'hausse un sourcil. Le jardin abandonné est en réalité un passage assez bien caché où personne ne va. On dirait une sorte de couloirs remplis de verdure qui donne charme et mystère à cet endroit. On ne sait pas où il mène. De toute façon, les gens n'y ont jamais vraiment prêté attention, jugeant qu'il y aurait peut-être des clochards ou des voyous dangereux qui y auraient créé domicile.
- Tu sais ce qu'il y a là-bas ? je demande.
- Oui. Une cabane que j'ai construit étant petit et une porte verrouillée depuis des années. Je ne sais pas où elle mène, mais j'avoue que ça m'intrigue.
- C'est une cabane dans les arbres ou à terre ?
- À terre. En fait, il y a un arbre très gros, où un trou avait été fait par je ne sais quelle manière. On peut facilement passer dedans. Alors j'ai creusé un peu plus l'intérieur de l'arbre avec un ami, mais pas trop non plus pour ne pas l'abimer. J'avais peur qu'il tombe, ou quelque chose d'autre dans ce genre là. Mon pote a déménagé alors j'y vais tout seul maintenant. Dis-moi, tu m'as fait changé de sujet pour arriver incognito devant chez toi ?
- Oui, mais c'était aussi pour mieux te connaître.
- Ca te sers à quoi de savoir des trucs sur moi ?
- Je ne sais pas. J'aime bien. Tu parle et je t'écoute. C'est tout. Ca a toujours été comme ça. Mais je te trouve plus intéressant que les autres, alors j'en redemande. Ca ne te dérange pas ?
Il me regarde bizarrement, l'air destabilisé.
- Ben... J'ai pas l'habitude en faite...
- Bon alors je recommencerais plus.
- Si si ! s'écrie-t-il.
Je ris légèrement tout en prenant l'allée qui mène à ma porte d'entrée, puis prend mes clefs dans ma poche. Lui est resté devant le petit chemin que j'ai emprunté, au niveau de la boîte aux lettres et de la poubelle. Il me lance :
- Ta vie n'est pas assez passionnante pour que tu écoutes celle des autres, non ?
Je lui souris tristement et répond :
- Pas vraiment, non.
Il répond à mon sourire, fier d'avoir déduit quelque chose de vrai à mon comportement. C'est mieux comme ça. Si il aurait prit un air compatissant, je lui aurais crié à la figure de garder sa pitier pour lui. Je n'aime pas qu'on me voit comme un être faible. Même si j'en suis un. Après un dernier regard vers moi, il s'en va, en fredonnant un air de Radiohead.

Le lendemain...

Je me lève et, comme une automate, file directement à la douche. Ensuite, j'enfile une tunique blanche avec un sarouel kaki et des converses noires, avant d'attacher négligemment mes cheveux avec une barrette. Enfin, je me maquille. Un peu d'ombre à paupière noire qui encercle mes yeux verts en pensant à ce que me disait maman quand j'étais petite, chaque matin. "Tu as des émeraudes à la place des yeux, ma petite fleur". Je souris tristement à ce souvenir, met mon parfum à la mûre sur mon cou ainsi que sur mes poignets et m'en vais boire un thé à l'orange avec un petit pain.Je sors de chez moi, après avoir déposé un baiser sur les cheveux de Mamie qui m'élève seule et mit une veste en jean, puis tombe nez à nez avec Raphaël. Je suis quelque peu surprise, mais je lui lance tout de même un "Bonjour toi" en souriant, auquel il répond par un signe de la tête. On fait route sans un mot. Mais le silence est interrompu au bout de quelques instants car il me demande :
- Tu n'as pas peur ?
- De qui ? De toi ?
- Oui.
- Non. Je n'ai pas peur du tout. Je devrais ?
- Ben après ma proposition d'hier, une fille normale me craindrait.
- Je ne suis pas normale alors... fis-je avec un sourire.
Il me détaille en riant.
- Non. Et c'est mieux comme ça.
- Vraiment ? dis-je.
- Oui. Tu es plus folle que la normale, tu es plus intéressante que la normale, mais surtout, tu es plus jolie que la normale.
Je rougis, tandis qu'il rit une nouvelle fois.
- Intéressante ? Ma petite vie tu la trouve intéressante ? Ce serait plutôt à moi de rire. Jolie ? Alors là, je devrais rire deux fois plus.
- C'est pas ta vie qui est intéressante, c'est ta mentalité. Et crois moi, tu es vraiment mignonne avec tes airs un peu garçon manqué et tes grands yeux perdus.
- Genre une rousse c'est joli.
- Oui. C'est joli. C'est très rare de voir des rousses qui sont belles. Toi, tu as l'air d'une... poupée de porcelaine. dit-il en remettant une de mes boucles derrière mon oreille.
Je sens mes joues chauffer plus fort, sous son rire qui raisonne une fois de plus au creux de mon oreille.
- Alors il était bon, ton thé à l'orange ?
- Comment sais-tu que j'en ai bu ?
- Parce que quand tu parles ça se sent. J'aime bien cette odeur.
- Et je dois sentir la mûre, aussi.
- C'est ton parfum ?
- Oui.
Il rapproche son petit nez de mon cou, me laissant sentir son souffle chaud contre ma peau. Je frissonne.
- Hm... T'es fruitée comme fille ! dit-il en souriant.
Je lui rend son sourire.
J'existe. Ca y est.
- Merci. chuchotais-je.
- De quoi ?
- De m'enlever mon invisibilité.


POV Raphaël.


Dieu, que sa fragilité me rend fou ! Elle si petite et pourtant si grande. Si intelligente et pourtant si naïve... Ses yeux d'émeraude ont gardés des éclats d'enfant. J'ai l'impression que ma tâche va être plus dure avec elle, Rose n'est tellement pas comme les autres. Il ne faut pas que je m'attache. Tôt ou tard elle criera à l'aide car elle sera sous mon emprise. Je lui enlèverais son enfance.
Il y aura une nouvelle victime sur la liste.

Hier soir, je m'en suis fait une autre, en attendant d'avoir Rose. Elle hurlait si fort ! Et moi je la salissais, je prenais mon pied. J'adore me pourlécher de leur corps. Je suis fier d'être mauvais. Personne ne me changera.



Alors, à votre avis, qu'y a-t-il derrière la porte du jardin abandonné ?

Comment les choses vont se passer, avec Raphaël ?

Qui est-il ?

10 coms. (Je vous l'ai dit, j'ai besoin d'avis. J'suis pas quelqu'un qui fait un blog juste pour les coms et tout ça. J'ai juste besoin de savoir ce que vous en pensez pour que je puisse m'améliorer.)

Pfiou vos mots m'ont vraiment fait plaisir !

# Posté le dimanche 18 mai 2008 15:00

Modifié le lundi 28 juillet 2008 15:14

Chapitre 2Juste une soirée

Chapitre 2Juste une soirée
POV Rose

Raphaël m'a invitée dans un café-boîte, ce matin. Mamie n'a pas bronché.
- Ma Chérie, c'est l'âge. Je ne te demande qu'une chose, c'est de ne pas rentrer tard et de ne pas "grandir trop vite". m'avait-elle dit, tandis que mes bras entouraient tendrement des épaules.
- Merci Mamie. avais-je répondue.

Et là, me voila à me trémousser sur du Dobacaracol. Tout le monde fait des pas de danse qui ressemblent plus à des pratiques africaines qu'autre chose. Mais qu'importe, l'ambiance est bonne. Des danseurs spéciaux occupent la scène aux côtés des deux chanteuses, avec des bijoux-instruments autour du cou et des poignets. L'ambiance de ce lieu est vraiment chaleureuse, une décoration indoux aux tons orangés avec des des odeurs d'encens un peu partout. Raphaël boit tranquillement son cocktail fruité en me regardant avec tendresse, assis au bar. J'adore danser. Tout le monde crie des "matchaka" suivant les indications des artistes. Soudain, la musique s'arrête. Tout le monde s'observe. Un doux son de tamtam se fait entendre doucement, puis de plus en plus fort. Je hurle à Raphaël de venir danser, ce qu'il fait sans plus attendre. On se tient tous bras dessus bras dessous, les jambes bougeant au rythme. La foule rit, s'amuse et se défoule. Et c'est ainsi que la soirée se passe, accompagnée par des chansons ensoleillées et des sourires détendus.

POV Raphaël.

Je n'ai pas pu. Je m'étais promis de m'occuper d'elle. Mais je n'ai pas pu. Je me sentais si bien avec Rose ! C'était la première fois depuis bien des années que je n'avais pas été aussi heureux. Son corps bougeait dans un rythme endiablé et ses yeux me perdaient. J'étais incapable de lui faire du mal. Elle, si sublime et pétillante ! J'ai tout de même tenté de l'embrasser, ses lèvres m'appelaient, irrésistibles, mais elle a gentiment refusé.
- Être ami c'est plus simple ! a-t-elle dit en riant.
Nos corps dansaient, comme reliés l'un à l'autre, nos membres prévoyant chaque mouvement que l'un de nous allait faire. Elle rigolait dans mon cou dès que je l'enlaçais à peine, d'un air enfantin.

Je l'ai raccompagnée chez elle, mais il n'y eu pas le fameux baiser des films, devant sa porte. À la place, j'ai juste eu le droit à une petite caresse sur la joue et un "Salut, toi.".

Néanmoins, je garderais un souvenir merveilleux de cette soirée.

Suite courte, j'espère qu'elle ne vous décevra pas. Patience, pour la découverte des mystères.

Bonne soirée à vous !

(10 coms) MERCIII ça me fait toujours autant plaisir ! Mais qui est O ? =)

# Posté le lundi 19 mai 2008 16:07

Modifié le jeudi 29 mai 2008 11:37

Chapitre 3Le Diable saigne

Chapitre 3Le Diable saigne
POV Rose

Je suis dans mon lit, je n'arrive pas à fermer l'oeil. Mes volets et ma fenêtre sont entrouverts, me permettant ainsi de voir les ombres bouger sur mes murs, mes draps sont froissés et poussés jusqu'à mes pieds et j'écoute de la musique. Les aiguilles de mon réveil font leur ronde en rythme avec la chanson. Tic-tac-ti-tac...Je pense et repense à Raphaël.
- Qui est-il ?
Il est minuit. Je me met sur le ventre, le menton posé sur mes mains jointes, les jambes bougeant en l'air et les cuisses s'entrechoquant. Soudainement, je sursaute. Les ombres se sont mise à ressembler à deux mains immitant l'oiseau.
- Rose... m'appelle une voix qui ne m'ai pas inconnue.
Je souris dans le noir.
- Rose, tu dors ? chuchote encore la voix.
Je me lève, ouvre un volet, et vois Raphaël assis sur une branche de l'arbre en face de ma fenêtre. Les cheveux légèrement en bataille, torse-nu, un vieux jogging et des basquettes enfilées à la va-vite, il me regarde avec tendresse.
- Didont Roméo, tu t'es décidé à escalader mon arbre pour me rejoindre ? Tu te montre plus courageux que dans l'histoire. fis-je.
Il rit.
- Au lieu de te moquer, viens m'aider ! dit-il.
Je lui tend la main, tandis qu'il avance prudement jusqu'à ma fenêtre. Son pied touche le rebord, je le tiens par la taille et il saute sur le parquet.
- Si j'étais en train dormir, t'aurais fait comment, p'tit malin ?!
- J'aurais crié et tu te serais réveillée.
- Mais qu'est c'que tu fais là ?
Je le vois rougir à la lumière de la lune.
- Euh... Je... n'arrivais pas à dormir... alors...
Je releve sa tête du bout de mes doigts et lui dis :
- Moi non plus. Alors tant mieux, ne sois pas gêné.
Raphaël m'observe avec un demi-sourire, tandis que je vais me rallonger dans mon lit.
- Ben quoi, il te plait pas mon pyjama ? je demande.
- Si il te va très bien ! pouffe-t-il.
Je porte un tee-shirt bleu trop grand qui m'arrive en haut des cuisses et un shorty (Note: j'dors réellement comme ça ! =P), ce qui masque ma poitrine et laisse voir mes jambes trop fines à mon goût (2nd note: et je suis très fine aussi, bon j'arrête, on se croirait dans les fic-th-killerpilze !).
- Tu t'es vu avec ton jogging ! Et en plus sortir comme ça, alors qu'il fait frais la nuit !
- Oh ça va !
Il reste là, à m'observer, ne sachant que faire.
- Viens-là ! je chuchote.
Sa timidité soudaine m'étonne, surtout venant de lui. Il retire ses chaussures, s'approche doucement, entre dans mon lit et me murmure :
- Il n'y a personne chez toi ?
- Si, ma grand-mère, mais elle dort si profondément que presque rien ne peut la réveiller.
On se sourit. Il met sa main sur ma hanche, tout en restant à une distance respectable.
- Tu as peur de quoi ? On est ami. Depuis peu mais on l'est. Tu compte pas mal pour moi, malgrès tout. lachais-je.
Il me regarde, comme troublé, tout en dessinant des ronds avec ses doigts sur ma taille. Je frissonne.
- Je... commence-t-il.
- Quoi ? je demande, doucement, me voulant rassurante.
Ses doigts refroidis par le dehors remontent jusqu'à mes côtes, continuent leur route vers mon épaule, arrivent sur mon cou et terminent sur ma joue. Je les lui attrape et les réchauffe entre mes mains. Puis je frictionne le reste de ses membres gelés.
- Je ne veux pas te faire du mal... finit-il par dire.
- Je ne comprend pas... De...
- Je suis un monstre ! me coupe-t-il, haineux envers lui-même.
Raphaël se redresse, mais je le rallonge à mes côtés et tente de le calmer par des petites caresses dans le creux de ses mains. Il frissonne.
- Explique moi... fis-je.
- Je ne peux pas. Tu vas me haïr.
- Raphaël, s'il te plait ! Dis-moi...
- Non ! Il faut que je file, imagine que ta grand-mère me voit avec toi demain matin ! J'y vais !
Il se lève, remet ses chaussures et va jusqu'à la fenêtre. Je le rejoins et pose doucement ma main sur son épaule, pour le stopper.
- Rose, j't'en prie !
Il tourne la tête vers moi, son regard se fait suppliant. Je le retourne, nos deux corps face à face, embrasse doucement sa joue et murmure :
- Fais attention à toi.
Il sourit, tristement, et sort par la fenêtre. Je referme à moitier mes volets et retourne dans mon lit. Je vois de nouveau des ailes faites par les mains de Raphaël se dessiner sur mes murs. Je souris et dis :
- N'oublies pas que je suis là.
Je l'entend répondre un "Merci" et s'en aller, faisant bruisser les feuilles de l'arbre.

POV Raphaël

Je ne dois pas m'attacher. Qu'est ce qu'il m'a prit d'aller la voir, nom de Dieu ?!
Je sens que mon coeur palpite, j'ai les jambes toutes flageolantes. À cause d'Elle. Elle n'a pas le droit de me faire ça, je suis mauvais et je le resterais. Elle aura beau faire la belle, Elle et ses longues jambes de mannequin, avec son sourire charmeur et ses yeux d'émeraude luisant dans la nuit, je résisterais jusqu'au bout.
"On est ami" disait Elle.
"Ami"... ce mot raisonne comme un écho dans ma tête et dans mon âme.
J'ai mal.

Le Diable saigne...

Alors, pas déçus ?

Toujours dix coms, on change pas le régime :)

Pour ceux qui auraient pas compris, le Diable saigne signifie juste que Raphaël a mal, cette situation ne lui plait pas.

Une amie m'a fait la remarque que leur relation évoluait trop vite. C'est tout simplement parce que Raphaël, à la base, voulait s' "occuper" de Rose, puis s'en aller ; comme ça ; on y va à la méthode rapide comme pour chaque victime ; on prend son pied à faire souffrir ; hop ! et c'est fini, il a eu ce qu'il voulait en un rien de temps. Mais la mentalité et le corps de Rose compliquent les choses. Donc en fait ce n'est pas si rapide que ça. Mais il précipite quand même les choses pour en finir au plus vite - ce qui ne gêne en rien Rose, pour avoir ce qu'il souhaite d'elle. Voyez-vous ce que je veux dire ? =)

Expéditeur : Samantha
Cette manière d'écrire, on s'y perdrait. Continues, je commence à m'y noyer...

Whoulala, que dire que dire ?!... Je suis véritablement touchée, pour tout te dire. Merci beaucoup. Ne coule pas, ce n'est qu'une histoire :). La réalité t'attend.

Expéditeur : Crevette-necessiteuse
mais enfin quoi,c'est vrai, cette histoire est tout simplement géniale, chaque fois il faut que j'aille voir si la suite n'est pas là ... le style, les personnages ... TOUT me plait je me plonge avec délice dans la lecture, et je relis à chaque fois à partir du premier épisode, pour être dans l'émotion, et pour pas perdre le fil ...

Mais arrêtez ! J'vais mal à la machoire à force de sourire ! Et j'vais finir par faire de la concurence aux tomates...

# Posté le vendredi 23 mai 2008 14:01

Modifié le dimanche 01 juin 2008 06:32

Chapitre 4D'un moment à l'autre, tout peut s'écrouler.

Chapitre 4D'un moment à l'autre, tout peut s'écrouler.
Une démarche droite et féminine, un doux parfum de mûre flottant autour d'elle, Rose marche, souriante. Jamais elle n'a été aussi heureuse. Elle existe. Elle le sait. Mais une ombre suit la jeune femme. Rose précipite le pas, l'être aussi. Il l'attrape par le poignet, elle crie mais une main à la peau sentant la cigarette et l'alcool se loge avec brutalité sur sa bouche. La personne y est allé si fort que les lèvres de la pauvre fille saignent, s'étant cognées contre ses dents. Elle gémit dans la paume de l'inconnu qui la plaque contre le mur d'une impasse. Il pose ses doigts sur sa poitrine, halétant, déboutonne son pantalon et l'observe de ses petits yeux grossiers, tandis que l'adolescente sens que ses joues commencent à être trempées.
- Tu vas savoir l'effet que ça fait de me provoquer... dit une voix qu'elle reconnait.
Raphaël.
Le jeune garçon attrape le violeur par le bras, le pousse brutalement contre une grille et commence à le frapper de toutes ses forces.
- Rose ! Vas-t'en ! hurle-t-il, fou de rage.
Mais Rose reste là, bouche bée, le visage sali par des trais noirs et humides qui envahissent sa peau, continuant leur route jusqu'à sa machoire avant de tomber sur le sol.

POV Raphaël

Je frappe, encore et encore. La colère montant à chaque coup. Le coeur battant à cent à l'heure. Et elle reste là, je l'entend s'écrouler par terre. L'homme horrible que je frappe est le reflet de moi-même. Je suis un salaud. J'en étais fier, mais à cause d'elle, A CAUSE D'ELLE, tout est fini. Je suis tourmenté, jour et nuit, nuit et jour. Mon reflet voudrait s'écrouler, mais il ne le peut, mes coups sont trop brutes et le maintiennent debout. Je finis par arrêter, l'homme tombe et moi je pleure, oh oui, je pleure, mes points sont ensanglantés, je ne vois plus rien, j'ai les yeux trop pleins de larmes. Je cours vers Rose qui m'observe, allongée sur le sol. Elle ne semble pas savoir ce qu'il lui arrive, elle est ravagée par la tristesse, pleine de vulnérabilité et de haine. Elle ressent sans comprendre, comme un pantin dirigé par une surdose d'émotions. Ma Rose me remercie dans un murmure, et je la ramène dans ma cabane.

Je prendrais soin de toi, Rose.

Sois-en sûre.

Suite courte, j'aurais aimé faire plus mais je n'en ai pas le temps.

Je suis sûre que vous avez cru que c'était Raphaël le violeur =P

Déçus ou pas ?

10 coms =)

La musique mise en lien ne correspond pas vraiment à la scène, mais il y a 3 ans je me suis fait agressée en écoutant cette chanson alors.... Je ne donnerais pas d'explication en plus, car cette histoire me concerne. Cela ne m'empêche pas d'adorer ce groupe. C'est même plus qu'adorer =D

Samantha, Posté le dimanche 01 juin 2008 20:01

La suite est peut-être courte mais pleine d'émotions. Raphael constitue-t-il la partie violente et triste de toi ? Juste comme ça... Je me demande. J'aime ta façon d'exprimer les choses. Je suis navrée pour toi.

Raphaël ne me ressemble en rien. Enfin presque. Il est vrai que le fait de frapper le violeur comme il le fait représente quelque chose que j'aimerais tant faire au type qui m'a agressée (il ne m'a pas violée, il a juste sâli mon intimité)... Faire du mal à quelqu'un, on l'a tous souhaité au moins une fois dans notre vie, nous ne sommes pas des êtres purs, c'est certain. Lui il blesse sans retenue et avec une trop grande folie, oui il est fou, il n'y a pas à en douter. Là il tabasse son reflet, c'est comme si il faisait une forme d' "adieu" à lui-même. Il se hait, lui et les autres. Voila pourquoi il blesse les autres tout comme il se blesse lui-même. Ca le défoule tout comme ça le tue. J'aimerais bien me défouler, sans me tuer. Ne sois pas navrée, pour moi de ce qu'il m'est arrivé, c'est du passé, j'ai fait du chemin depuis. Je n'ai pas été plus touchée que ça, contrairement à ce que tout le monde a pu croire. J'fais pas de cauchemards, ça n'a rien changé en moi, je suis là et puis voila. Bien sûr, ya le fait de vouloir que celui qui m'a agressée crève, comme je te l'ai dit. Mais c'est tout. J'espère que tu ne croies pas que je joue les dures, je suis plus que cincère. Voila merci de ton commentaire :) Ca me fait plaisir de savoir que ce que j'écris te plait.

J'ANNULE LES DIX COMS, TROP PRESSEE DE VOUS MONTRER MON DERNIER ECRIT. RDV A L'ARTICLE SUIVANT =D

# Posté le jeudi 29 mai 2008 13:53

Modifié le dimanche 01 juin 2008 16:08