POV RoseJe suis dans mon lit, je n'arrive pas à fermer l'oeil. Mes volets et ma fenêtre sont entrouverts, me permettant ainsi de voir les ombres bouger sur mes murs, mes draps sont froissés et poussés jusqu'à mes pieds et j'écoute de la
musique. Les aiguilles de mon réveil font leur ronde en rythme avec la chanson. Tic-tac-ti-tac...Je pense et repense à Raphaël.
- Qui est-il ?
Il est minuit. Je me met sur le ventre, le menton posé sur mes mains jointes, les jambes bougeant en l'air et les cuisses s'entrechoquant. Soudainement, je sursaute. Les ombres se sont mise à ressembler à deux mains immitant l'oiseau.
- Rose... m'appelle une voix qui ne m'ai pas inconnue.
Je souris dans le noir.
- Rose, tu dors ? chuchote encore la voix.
Je me lève, ouvre un volet, et vois Raphaël assis sur une branche de l'arbre en face de ma fenêtre. Les cheveux légèrement en bataille, torse-nu, un vieux jogging et des basquettes enfilées à la va-vite, il me regarde avec tendresse.
- Didont Roméo, tu t'es décidé à escalader mon arbre pour me rejoindre ? Tu te montre plus courageux que dans l'histoire. fis-je.
Il rit.
- Au lieu de te moquer, viens m'aider ! dit-il.
Je lui tend la main, tandis qu'il avance prudement jusqu'à ma fenêtre. Son pied touche le rebord, je le tiens par la taille et il saute sur le parquet.
- Si j'étais en train dormir, t'aurais fait comment, p'tit malin ?!
- J'aurais crié et tu te serais réveillée.
- Mais qu'est c'que tu fais là ?
Je le vois rougir à la lumière de la lune.
- Euh... Je... n'arrivais pas à dormir... alors...
Je releve sa tête du bout de mes doigts et lui dis :
- Moi non plus. Alors tant mieux, ne sois pas gêné.
Raphaël m'observe avec un demi-sourire, tandis que je vais me rallonger dans mon lit.
- Ben quoi, il te plait pas mon pyjama ? je demande.
- Si il te va très bien ! pouffe-t-il.
Je porte un tee-shirt bleu trop grand qui m'arrive en haut des cuisses et un shorty (Note: j'dors réellement comme ça ! =P), ce qui masque ma poitrine et laisse voir mes jambes trop fines à mon goût (2nd note: et je suis très fine aussi, bon j'arrête, on se croirait dans les fic-th-killerpilze !).
- Tu t'es vu avec ton jogging ! Et en plus sortir comme ça, alors qu'il fait frais la nuit !
- Oh ça va !
Il reste là, à m'observer, ne sachant que faire.
- Viens-là ! je chuchote.
Sa timidité soudaine m'étonne, surtout venant de lui. Il retire ses chaussures, s'approche doucement, entre dans mon lit et me murmure :
- Il n'y a personne chez toi ?
- Si, ma grand-mère, mais elle dort si profondément que presque rien ne peut la réveiller.
On se sourit. Il met sa main sur ma hanche, tout en restant à une distance respectable.
- Tu as peur de quoi ? On est ami. Depuis peu mais on l'est. Tu compte pas mal pour moi, malgrès tout. lachais-je.
Il me regarde, comme troublé, tout en dessinant des ronds avec ses doigts sur ma taille. Je frissonne.
- Je... commence-t-il.
- Quoi ? je demande, doucement, me voulant rassurante.
Ses doigts refroidis par le dehors remontent jusqu'à mes côtes, continuent leur route vers mon épaule, arrivent sur mon cou et terminent sur ma joue. Je les lui attrape et les réchauffe entre mes mains. Puis je frictionne le reste de ses membres gelés.
- Je ne veux pas te faire du mal... finit-il par dire.
- Je ne comprend pas... De...
- Je suis un monstre ! me coupe-t-il, haineux envers lui-même.
Raphaël se redresse, mais je le rallonge à mes côtés et tente de le calmer par des petites caresses dans le creux de ses mains. Il frissonne.
- Explique moi... fis-je.
- Je ne peux pas. Tu vas me haïr.
- Raphaël, s'il te plait ! Dis-moi...
- Non ! Il faut que je file, imagine que ta grand-mère me voit avec toi demain matin ! J'y vais !
Il se lève, remet ses chaussures et va jusqu'à la fenêtre. Je le rejoins et pose doucement ma main sur son épaule, pour le stopper.
- Rose, j't'en prie !
Il tourne la tête vers moi, son regard se fait suppliant. Je le retourne, nos deux corps face à face, embrasse doucement sa joue et murmure :
- Fais attention à toi.
Il sourit, tristement, et sort par la fenêtre. Je referme à moitier mes volets et retourne dans mon lit. Je vois de nouveau des ailes faites par les mains de Raphaël se dessiner sur mes murs. Je souris et dis :
- N'oublies pas que je suis là.
Je l'entend répondre un "Merci" et s'en aller, faisant bruisser les feuilles de l'arbre.
POV RaphaëlJe ne dois pas m'attacher. Qu'est ce qu'il m'a prit d'aller la voir, nom de Dieu ?!
Je sens que mon coeur palpite, j'ai les jambes toutes flageolantes. À cause d'Elle. Elle n'a pas le droit de me faire ça, je suis mauvais et je le resterais. Elle aura beau faire la belle, Elle et ses longues jambes de mannequin, avec son sourire charmeur et ses yeux d'émeraude luisant dans la nuit, je résisterais jusqu'au bout.
"On est ami" disait Elle.
"Ami"... ce mot raisonne comme un écho dans ma tête et dans mon âme.
J'ai mal.
Le Diable saigne...
Alors, pas déçus ?
Toujours dix coms, on change pas le régime :)
Pour ceux qui auraient pas compris, le Diable saigne signifie juste que Raphaël a mal, cette situation ne lui plait pas.
Une amie m'a fait la remarque que leur relation évoluait trop vite. C'est tout simplement parce que Raphaël, à la base, voulait s' "occuper" de Rose, puis s'en aller ; comme ça ; on y va à la méthode rapide comme pour chaque victime ; on prend son pied à faire souffrir ; hop ! et c'est fini, il a eu ce qu'il voulait en un rien de temps. Mais la mentalité et le corps de Rose compliquent les choses. Donc en fait ce n'est pas si rapide que ça. Mais il précipite quand même les choses pour en finir au plus vite - ce qui ne gêne en rien Rose, pour avoir ce qu'il souhaite d'elle. Voyez-vous ce que je veux dire ? =)
Expéditeur : Samantha
Cette manière d'écrire, on s'y perdrait. Continues, je commence à m'y noyer...
Whoulala, que dire que dire ?!... Je suis véritablement touchée, pour tout te dire. Merci beaucoup. Ne coule pas, ce n'est qu'une histoire :). La réalité t'attend.
Expéditeur : Crevette-necessiteuse
mais enfin quoi,c'est vrai, cette histoire est tout simplement géniale, chaque fois il faut que j'aille voir si la suite n'est pas là ... le style, les personnages ... TOUT me plait je me plonge avec délice dans la lecture, et je relis à chaque fois à partir du premier épisode, pour être dans l'émotion, et pour pas perdre le fil ...
Mais arrêtez ! J'vais mal à la machoire à force de sourire ! Et j'vais finir par faire de la concurence aux tomates...